DERAEDT, Lettres, vol.4 , p. 137

Il annonce son arrivée et demande qu’il lui obtienne une audience du nonce et du ministre des Affaires étrangères.

DR04_137
1862
DERAEDT, Lettres, vol.4 , p. 137
Orig.ms. ACR, AE 144; D’A., T.D. 25, n. 144, p. 117.

Nîmes, le 15 nov[embre] 1862.
15 nov 1862
Nîmes
Evêché de Nîmes

Cher ami,

Je vous arriverai lundi(1), c’est-à-dire après-demain matin, entre 7 heures et 7 heures et demie. Je dirai la messe chez vous. Je voudrais voir le nonce dans la matinée(2). Tâchez de savoir s’il pourrait me recevoir avant midi ou vers 1 heure. On vous le dira à son antichambre. Avez-vous demandé une audience pour Thouvenel(3)?

Adieu. Tout vôtre.

J’irai au couvent après-dîner ou en sortant de chez le nonce, s’il ne me reçoit qu’à 1 heure.
1. Le P. d’Alzon, arrivé à Paris le 17 novembre, prêcha une retraite aux élèves des R.A., du soir de ce jour au 21 au matin. Ce jour-là, il présida une cérémonie de vêture à Auteuil. Le dimanche 23, il prononça un sermon à la chapelle de la rue François Ier et présida à Auteuil deux réunions auxquelles il prêcha. Pendant son séjour à Paris, il eut des contacts avec tout ce qui touchait à la Bulgarie et vit notamment l’abbé Soubiranne. Le 24, il assista à une réunion du comité de l’oeuvre des *Ecoles d’Orient* « réuni exprès pour nous », dit le P. Picard (à Vincent de Paul, le 23 novembre). Il rentra à Nîmes les 27 novembre dans l’après-midi. 2. Nous ignorons si cette entrevue avec le nonce, Mgr Chigi, eut lieu. 3. Le P. d’Alzon s’est trompé de nom. C’est Drouyn de Lhuys qui venait de remplacer Thouvenel aux Affaires étrangères, qu’il désirait rencontrer. Le ministre étant absent, il ne put le voir.