Cher ami,
Je pars demain pour Paris, afin de parler de l’oeuvre des Ecoles d’Orient. On convoque pour moi le comité pour le 15(1). Dites à Mgr Brunoni que je lui envoie par le même courrier mon rapport au Pape. La difficulté de la transcription m’a seule empêché de la lui faire parvenir plus tôt. Je parlerai de son affaire pour l’emprunt. J’espère bien lui rendre service. J’en parle tant que je finirai par réussir.
[Le] P. Bailly m’envoie votre lettre. Je vous assure que je n’ai absolument oublié aucune lettre, et vous me faites une mauvaise querelle à cet égard. Je trouverai votre rapport à Paris(2). Les Polonais ont envie d’Andrinople. Je vous laisse la liberté du choix de Philippopoli ou d’Andrinople, si les Polonais n’y vont pas. Il me sera impossible de vous écrire à temps de Paris; cependant vous adresserai-je q[uel]q[ue] chose par Kustendjé(3). Il faudra l’aller chercher à la poste. Le card[inal] Barnabo me fera parvenir l’avis du Pape sur mon mémoire d’ici à peu de temps.
On fait une association à Nîmes(4). Je crois que j’en ferai faire une ou deux à Paris. Il faudrait remercier Mme Dagallier de ma part, mais je ne veux pas de Kourou-Tchesmé, je préfère Chalcédoine(5). Y a-t-il quelque chose de nouveau pour l’achat du terrain? Mille choses à Pierre Baragnon et à sa femme.
Adieu. Je cherche et je ne sais plus rien de nouveau. Je vous embrasse. Si vous voulez mon rapport, il faut prier Mgr Brunoni de vous permettre de le copier.
Addio, cher ami. Point de nouvelles du P. Brun.
E.D’ALZON.
A mon retour de Paris(6), je trouve cette lettre non postée. Dites à Mgr Brunoni que j’ai fait des choses très bonnes à Paris. Je lui ai écrit une lettre de huit pages. Adieu, cher.

