Mon cher ami,
Je ne puis vous dire le chagrin que j’éprouve de ce que mes lettres ne vous arrivent pas(1). Je vais mettre celle-ci sous le couvert du consul de France. Peut-être serai-je plus heureux. Remerciez Mgr Canova et dites-lui qu’il peut être sûr de l’exeat(2). Seulement veuillez lui dire que je l’enverrai dans huit jours par le ministère des Affaires étrangères.
Votre lettre sur votre installation, a été mise dans Le Monde. Votre lettre sur Pantéléïmon est du plus vif intérêt(3). Le directeur général des Affaires étrangères m’a promis toute protection possible. Si M. Champoiseau se retire, je crois bien que l’on vous donnera M. Vernazza; sa demande sera très fort appuyée. Les Polonais sont très dénoncés au ministère; nous autres, au contraire, sommes assez soutenus. De la prudence et Dieu nous bénira. Savez-vous que le P. Jérôme, de Constantinople, est novice chez nous(4) malgré Pitra, Barnabo et la Propagande, mais par la volonté de Pape?
Adieu, très cher. Courage! Je vous embrasse tous les trois.

