Ma chère fille,
Je veille sur vos idées, et comme je tiens à ce que vous n’en ayez que d’excellentes, je vous envoie un chef-d’oeuvre en quelques pages. Le Pape a voulu s’emparer des propositions et les publier en son nom. Le cardinal Antonelli s’y est opposé(1). C’est une histoire que je vous conterai plus tard; pour le moment, je veux vous dire de vous tenir bien livrée à Notre-Seigneur, et, malgré toute votre gaieté apparente, de vous unir par le regard de votre coeur à notre divin Maître, de la manière la plus intime.
Adieu, ma bien chère enfant. Si ce soir, à 6 heures, vous pouviez m’apporter la lettre que j’ai prêtée à Madame votre mère, vous seriez bien aimable.

