DERAEDT, Lettres, vol.5 , p. 162

Demander à Notre-Seigneur la science de souffrir.

DR05_162
2343
DERAEDT, Lettres, vol.5 , p. 162
Orig.ms. ACR, AM 280; D’A., T.D. 37, n. 32, p. 259.

Lamalou, 4 octobre 1864.
4 oct 1864
Lamalou
*Mademoiselle* *Mademoiselle de Régis* *rue du Chapitre* *Nîmes Gard*.

Chère enfant,

Commençons(1). Prenez la résolution de passer tous les jours devant le Saint-Sacrement ou votre crucifix un quart d’heure à demander à N.-S. la science de souffrir et à chercher le moyen de rendre plus saintes toutes les souffrances de votre coeur. Par là vous viendrez à bout de rendre très méritoires toutes vos impressionnabilités; vous les prendrez par la réflexion et vous les remettrez entre les mains de N.-S. Ce sera votre bouquet de myrrhe.

Je ne vous en dis pas plus long pour aujourd’hui(2). Ne pourriez-vous pas proposer [à] votre frère de communier pour la Saint-Charles?

Mille fois vôtre en N.-S.

Voudriez-vous porter ou envoyer la note ci-jointe au P. Vincent de Paul?
1. Dans sa lettre de la veille, le P. d’Alzon a demandé: Voulez-vous me permettre de vous faire beaucoup de bien? » – Sans plus attendre, il commence. 2. On peut s’étonner que le jour-même où le P. d’Alzon présente son plan de prière et d’apostolat pour l’Orient à Marie Correnson et l’invite à mettre Isabelle de Mérignargues dans la confidence, il n’en dise rien à Eulalie de Régis, qui sera cependant intimement liée à ses projets et notamment à la fondation des Oblates de l’Assomption.