Je serai à Nîmes samedi matin et j’espère, vers 10 heures, aller vous faire une visite. Vous voyez qu’il me tarde de vous voir. Le P. Hippolyte veut me garder q[uel]q[ues] jours; moi, je ne veux pas.
Le dénouement de la retraite de votre retraitante m’était très facile à prévoir, et c’est pour cela que je ne m’en suis pas mêlé. Quand elle aura assez de sa vie de vieille fille, elle changera d’avis; pour le moment, il faut la laisser barboter entre un beau-frère qui lorgne ses écus et son neveu qui les lui mangera. (Ceci pour vous seule). J’engage fort à ne laisser Soeur M.-Laurence partir(1) que quand elle verra clair dans ses affaires; alors elle pourra les terminer de loin.
Je crois bien que Soeur Thérèse-Aug[ustine] arrivera bientôt, autant que je puisse m’en douter par une lettre de Soeur M.-Aug[ustine], qu’elle a dû porter à Nîmes. Adieu, ma fille. Prenez vos maux en patience; je viendrai bientôt vous en prendre les trois quarts, si je puis. Mille fois vôtre.

