Mon cher ami,
Je me figure que vous devez avoir une chaleur poisseuse, c’est pourquoi je ne vous embrasserai pas. Le P. Raphaël ira à Nîmes pour plusieurs raisons supérieures, selon moi, aux effrois du Culot et du préfet. J’espère que le mal prévu ne se réalisera pas, nous prendrons nos précautions.
En homme d’esprit, vous n’avez pas fait attention au modèle d’enveloppes que je vous ai montré; il m’en faut de grandeur double de celles que Culot a jointes aux Decreta. Ici, rien de neuf. Pourriez-vous me procurer Les deux paganismes par Loudun et les Fleurs dominicaines par M. de Bussière(1)? Je voudrais bien aussi – ah! le titre me manque -; aussi je ne le veux pas, je ne veux plus rien.
Souvenez-vous que vous êtes libre d’aller avec Varin ou de n’y pas aller(2). Je n’ai vu là qu’un repos pour vous, pas autre chose. Je tiens à ce que vous vous reposiez. Adieu, bien cher. Les mouches me coupent la parole.
Mille fois vôtre. Je vous souhaite la fraîcheur.

