Cher ami,
M. Bardon[nenche] sort de mon cabinet; je lui ai remis 2.000 francs, il a l’air content. Je crois qu’il faut vendre le patronage, cela me semble le plus sûr. Dût-on n’en avoir que 100.000 francs, ce seraient 5.000 francs d’intérêt d’économisés. Le P. Brun va vite en besogne, ce me semble(2). Je ne vais pas si rondement et nous saurons prendre notre temps. Quant au P. Jean-Baptiste, faites comme il vous plaira(3). Ce que vous aurez fait sera bien fait. Vous préviendrez Jean André que le lundi, 2 octobre, il trouvera les 1.200 francs chez M. Granier, notaire au Vigan. Je ferai faire une procuration pour le curé du Vigan, afin de l’intéresser à la chose. Si M. Granier ne peut passer l’acte, – ce qu’il faut savoir – je ferai la procuration pour Philippe(4), mais vous préviendrez le curé. Le terrain se trouve sur la commune de Dourbies. Il faut consulter M. Granier, c’est une politesse, mais je préfère que l’acte se passe à Dourbies. N’écrivez donc à Jean André que quand vous serez sûr du lieu de la passation de l’acte.
On m’offre un petit séminariste qui a fini ses études, qui est orphelin, qui a surmonté de très grandes difficultés pour faire ses études, mais n’a pas le sou pour entrer au grand séminaire. Il est exempt de la conscription. Quid dicis?
Adieu. Tout à vous en N.-S.

