Merci, ma chère enfant, de votre bon petit mot. Quand on gribouille comme je le fais, on ne peut guère écrire longuement. Cependant je tiens à vous dire combien je vous félicite de vous bien trouver à Bordeaux. Cette maison, que j’ai visitée à la fin du carême, me semble destinée à faire beaucoup de bien. Cela viendra peu à peu et vous pouvez y contribuer par votre régularité, votre obéissance, votre ferveur et votre esprit de sacrifice(1). Tâchez donc de vous dévouer tous les jours davantage à N.-S. et à son royaume par un oubli complet et de vous-même, et de ces petites recherches d’amour-propre, pour lesquelles la nature nous donne tant de facilités.
Croyez, ma fille, à tout mon dévouement en N.-S.

