Mon bien cher ami,
Votre lettre(1) contient une tristesse, dont je me rends parfaitement compte et dont je souffre pour vous plus que mon amitié ne peut dire. Je vois bien que vous fléchissez sous le poids; nous allons tâcher de vous l’enlever ou du moins de le diminuer, autant qu’il dépendra de nous(2). Un peu de patience. Je vous arriverai vendredi(3) soir, vers 10 ou 11 heures. Faites huiler la serrure du grand portail, qui quelquefois est rebelle à ma clef.
Adieu. Courage et confiance dans celui qui donne à qui lui demande bien.

