DERAEDT, Lettres, vol.6 , p. 120

Dans vos souffrances, redoublez de cette patience qui vous rendra parfaite. – Je prie tout particulièrement pour vous. – A l’éternité!

DR06_120
2852
DERAEDT, Lettres, vol.6 , p. 120
Orig.ms. AC R.A.; D’A., T.D. 35, n. 23, p. 38.

Le Vigan, 13 août [18]66.
13 aug 1866
Le Vigan

Ma bien chère fille,

On me dit que vous êtes plus souffrante, et je veux vous assurer que je prie tout particulièrement pour vous. Si vous devez célébrer la fête de l’Assomption au ciel, cette lettre arrivera trop tard; si, au contraire, vous devez la passer avec vos Soeurs une dernière fois sur la terre, je vous engage à redoubler de cette patience qui vous rendra parfaite. Je prie bien Notre-Seigneur pour vous et j’espère que vous me le rendrez là-haut.

Adieu, ma fille, et, comme vous me le disiez, à l’éternité(1).

1. Cette lettre a été rangée parmi celles que le P. d’Alzon adressa à Soeur M.-Catherine Combié. Mais c’est de Soeur Camille-Stanislas que le P. Picard a donné dans sa lettre du 10 août des nouvelles très alarmantes. – Le 25 août, le P. Picard dira au P. d’Alzon combien sa lettre a fait plaisir à la malade: « Elle aurait bien voulu vous écrire, mais sa main ne peut plus tenir la plume et la tête ne peut pas quitter l’oreiller. »