Ma bien chère fille,
On me dit que vous êtes plus souffrante, et je veux vous assurer que je prie tout particulièrement pour vous. Si vous devez célébrer la fête de l’Assomption au ciel, cette lettre arrivera trop tard; si, au contraire, vous devez la passer avec vos Soeurs une dernière fois sur la terre, je vous engage à redoubler de cette patience qui vous rendra parfaite. Je prie bien Notre-Seigneur pour vous et j’espère que vous me le rendrez là-haut.
Adieu, ma fille, et, comme vous me le disiez, à l’éternité(1).

