DERAEDT, Lettres, vol.6 , p. 216

Je crois devoir laisser M. Bouchet aller à Philippopoli. – Ne pourrait-il s’y occuper du dictionnaire bulgare avec le P. Galabert?

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DERAEDT, Lettres, vol.6 , p. 216
Orig.ms. ACR, AE 242; D’A., T.D. 25, n. 242, p. 192.

Nîmes, 1er février 1867.
1 feb 1867
Nîmes

Mon bien cher ami,

De concert avec le P. Vincent de Paul, je crois devoir laisser M. Bouchet aller passer un an ou dix-huit mois à Philippopoli(1). Il faudrait voir s’il ne pourrait, par M. Soubiranne, obtenir le passage gratuit. De plus, comme M. de Moustier(2) connaît parfaitement l’Orient et qu’il doit comprendre l’importance d’un dictionnaire français-bulgare, si on pouvait donner à M. Bouchet la mission de faire ce dictionnaire avec le P. Galabert, ce serait une excellente chose. Voyez, ingéniez-vous. Je crois que nous pouvons tirer un excellent parti de ce grand original. M. Bouchet sait le latin, le grec, l’hébreu, l’italien, l’espagnol, l’allemand et l’anglais. C’est vous dire la facilité qu’il possède pour les langues. Vous dire que nous ne sommes pas dans le plus grand embarras serait mentir; mais puisque l’idée lui chante de ce côté, il faut bien s’y résigner.

Adieu, cher ami. J’ai une autre lettre commencée pour vous, mais celle-ci fait bande à part.

Totus tibi.

1. Pour des raisons personnelles, Casimir Bouchet, professeur au collège, souhaitait s’éloigner de Nîmes pendant quelque temps. 2. Le marquis Lionel de Moustier (1817-1869), ancien ambassadeur à Constantinople, avait succédé à Drouyn de Lhuys comme ministre des Affaires étrangères en août 1866.