Mon cher ami,
Mademoiselle Correnson est partie ce matin pour le Vigan; elle y a été accompagnée par Mesdemoiselles Coulomb et de Mérignargues, qui reviendront après-demain(1). Il me tardait que cela se fît. Mais Madame Correnson ayant été malade d’un accès de fièvre l’avant-veille du jour précédemment fixé pour le départ, il a fallu attendre un peu. Quant à l’effet produit, il sera excellent, et je vois un certain nombre de jeunes personnes qui auront plus de courage pour nous venir.
Ne serait-il pas possible de voir si, pour du mois d’octobre à un an, nous ne pourrions pas avoir une maison d’études à Rome? Si le concile est indiqué, évidemment il faudra que le Saint-Esprit fasse la paix autour du Pape et des évêques. Il me semble que notre présence à Rome serait une affaire très importante. Pensez-y, voyez, préparez sans rien arrêter. Le P. Vincent de P[aul] disait qu’on lui avait offert tout le second des Augustins. Si ce n’était pas trop cher à louer, ne pourrait-on pas voir à l’avance?
Adieu, cher ami. Mille tendresses au Père barbu(2), et tout à vous en N.-S.

