DERAEDT, Lettres, vol.7 , p. 11

Mon attitude à l’égard de votre père. – Prédication. – Postulantes.

DR07_011
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DERAEDT, Lettres, vol.7 , p. 11
Orig.ms. AC O.A.; Photoc. ACR, AH 406; D’A., T.D. 29, n. 112, pp. 130-131.

Alais, 20 janvier 1868.
20 jan 1868
Alais

J’avais eu hier, ma chère enfant, une petite déception, j’avais vu votre écriture sur l’adresse d’une lettre, et la lettre n’était pas de vous. Ce que vous me dites ne me surprend pas, mais me met à l’aise et vous y met aussi. Il importe que vous sachiez: 1° que je suis disposé à faire ce qui sera le plus agréable à M. votre père; 2° que je sache que mon procédé lui est agréable; 3° que, de son côté, M. votre père soit convaincu que, s’il refuse la proposition ou s’il me demande de ne pas la lui faire, je ne m’en fâcherai pas, parce que je verrai dans sa manière d’agir un grand intérêt à sauvegarder.

Je suis ici jusqu’à samedi, à midi. J’ai prêché aux hommes, je prêche aux dames, je prêcherai aux mères chrétiennes, à un catéchisme de persévérance, aux enfants des Frères. Je ne sais plus à qui je ne prêche pas(1). Je suis heureux, ma fille, de vous être bon quand vous souffrez, mais c’est surtout à Notre-Seigneur qu’il faut vous adresser, afin qu’il soit l’appui de sa petite servante et de sa petite épouse. Quant à compter sur vous, vous savez bien ce qui en est.

J’ai refusé une postulante Oblate, mais je ne dis pas que je n’en amène pas quelques-unes. Il faut choisir. Mille souvenirs à vos filles. J’ai peur de leur être trop attaché. Vous comprenez cela!

Adieu, ma fille. Je mène une vie un peu dérangée. Je vous dis à Dieu, même sans me relire.

1. La *Semaine religieuse de Nîmes* du 16 février 1868 précise que le P. d’Alzon prêcha le *Triduum* à la paroisse Saint-Joseph et la retraite annuelle des Dames de Miséricorde. De toutes les prédications énumérées ici par le P. d’Alzon il nous reste les notes de Cécile Varin sur la retraite prêchée aux dames.