DERAEDT, Lettres, vol.7 , p. 286

Le bien silencieux que faisait sa soeur – Ses dernières paroles à son fils.

DR07_286
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DERAEDT, Lettres, vol.7 , p. 286
Orig.ms. ACR, AP 117; D’A., T.D. 40, n. 65, p. 230.

Lavagnac, 9 avril [18]69.
9 apr 1869
Lavagnac

Je vous remercie de votre bonne sympathie, Madame, j’y comptais. Ma douleur est très grande, mais très adoucie par la vue du bien silencieux, mais très grand, fait par ma soeur autour d’elle. Dieu l’a prise pour laisser son fils sous d’utiles impressions. Elle ne lui a pas fait d’autres adieux que ces mots: « Tu t’entendras avec ta soeur pour faire du bien. Souviens-toi qu’il n’y a que ce que l’on a fait pour Dieu qui subsiste à la mort ». J’espère, d’après la manière dont Jean s’est posé, que les désirs de sa mère se réaliseront. Priez pour elle, priez bien; car si elle n’est pas au ciel, la seule affection que je puisse lui apporter, c’est de l’aider par moi ou mes amis à y arriver bientôt.

Veuillez, Madame, agréer mes hommages les plus respectueusement dévoués.