DERAEDT, Lettres, vol.7 , p. 349

Succès de nos aspirants, à l’écrit – Voeux de fête – L’examen de Félix Boyer – Chaleurs atroces.

A l’instant, une dépêche nous apprend qu’aux épreuves écrites nos trois aspirants ont été reçus; à lundi pour les épreuves orales. Voilà mon premier bouquet de s. Vincent de Paul(1). Le second est que vous ayez, grâce aux prières de vos amis et [aux] (2) mérites de N.-S., la vertu de votre patron. Vous êtes en voie. Je demande à Dieu de ne pas permettre que vous restiez en chemin. C’est difficile, je le sais, d’être s. Vincent de Paul second, mais pourquoi pas? N’avons-nous pas s. Paul le Jeune? Pourquoi, dans la nomenclature des Vincent, n’aurions-nous pas quelque chose de semblable?

Le P. Laurent est à Montpellier. Il y a plu la veille de son arrivée; donc il pleut toujours quand le P. Laurent est parti. Je voudrais qu’il fît frais, quand j’arrive quelque part. Un service à rendre à Madame Boyer. Félix a reçu 300 francs pour passer son examen. L’examen n’est pas passé. Pourriez-vous me dire pourquoi? Si vous pouviez le découvrir, sans faire semblant de rien, vous nous rendriez un signalé service(3). Les chaleurs sont atroces. A part les cancans politiques, recueillez-vous et dites-moi vos appréciations sur ce qui se passe. En ce temps-là on devait s’occuper de nos cachets. Voyons où en sont-ils? Dites au P. Pernet que la règle dont je lui avais parlé est copiée; par la première occasion il l’aura.

Adieu, et tout à vous en N.-S.