DERAEDT, Lettres, vol.8 , p. 506

Je prêche tous les matins – Tout est calme – Nous votons contre les élections – Varia.

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DERAEDT, Lettres, vol.8 , p. 506
Orig.ms. ACR, AE 360; D’A., T.D.25, n.360, p.307.

Nîmes, le 20 sept[embre] 1870.
20 sep 1870
Nîmes
Evêché|de Nîmes

Cher ami,

Je vous ai écrit plusieurs fois ces jours-ci. Je ne vois ici ni bien ni mal, je prêche tous les matins; il me semble que cela fait du bien. Merci des nouvelles que vous me donnez de Jean(1); veillez sur lui.

Ici nous sommes calmes. Nos aumôniers sont en retraite, l’un au Vigan, l’autre à Valbonne(2). La ville est calme. Aura-t-on les élections générales? C’est une calamité. Nous votons contre les élections, surtout contre la réunion de la Constituante à Paris(3). Je crois que nous allons rentrer(4).

Adieu, cher ami. Ici absolument rien de neuf, sinon pour moi de perpétuels dérangements.

1. « Jean de Puysegur se porte à merveille, il se lamente sur le sort de ses hommes qui vont coucher à la belle étoile en pantalon de coutil et en blouse bleue » (17 septembre). Le P. d’Alzon a donc déjà reçu cette lettre; malgré les progrès de l’investissement de Paris, le courrier peut encore partir par l’ouest de la capitale. 2. A. Dumazer au Vigan, E. Bailly à la Chartreuse de Valbonne. 3. Les élections générales n’auront lieu qu’en février 1871 et il faudra attendre 1875 pour que des lois constitutionnelles soient votées. 4. Rentrée des élèves au collège.