Ma chère fille,
Je vous remercie de votre petit mot. Je voudrais bien aller à Nice, mais franchement je ne le puis pas. J’ai renoncé à aller à Montauban, malgré les instances des grands-vicaires qui me voulaient pour l’oraison funèbre de Mgr Doney. Je reste ici un peu pour consoler les dames Combié(1) dont le père a fait les plus stupides affaires et qui font des pertes énormes. Dites à Soeur M.-Caroline que je prie bien pour elle. Toutes mes affections à Soeur Marie de l’Incarnation. Je pense que l’on vous donnerait en ce moment Amélie Doumet avec bien moins de peine.
Adieu, ma chère fille. Mille fois vôtre en Notre Seigneur.

