DERAEDT, Lettres, vol.9 , p. 129

Amélie – Le dévouement de Juliette – Louise m’avait dit sa pensée sur Amélie avec une certitude toute surnaturelle.

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DERAEDT, Lettres, vol.9 , p. 129
Orig.ms. ACR, AP 423; D’A., T.D.34, n.70, pp.115-116.

[Le Vigan, 19 juillet 1871](1).
19 jul 1871
Le Vigan

Ma chère fille,

Merci de la confiance que vous me témoignez en me parlant d’Amélie, comme vous le faites. C’est une bien bonne occasion pour vous de voir ce qu’il y a d’admirable dans le coeur de cette chère Juliette. Vous voyez comment elle est tout dévouement. Mais croyez- vous que jamais Amélie consente à se marier? Certains indices me portent à penser qu’elle a d’autres idées.

Je sais que si Louise lui a laissé 20.000 francs, c’était dans la pensée que sa dot ne vous fût pas à charge. Vous voyez quelle délicatesse y a mis cette bonne Louise(2)! Ce que je vous dis là, j’en suis sûr. Pourtant Amélie avait-elle parlé à sa tante? Je n’en sais rien. Mais celle-ci m’avait, peu avant sa mort, parlé avec une certitude qui était surnaturelle si Amélie n’avait pas parlé. Peut-être si ce sont les dispositions de cette enfant, elle profitera de l’occasion pour vous dire sa pensée, et mon avis serait qu’elle partît au plus tôt. Je vous donne bien simplement mon impression.

Adieu, ma chère fille. Dois-je vous dire que je trouvais votre silence bien long, car je pense bien à vous et à tous les mérites que vous pouvez acquérir par l’effet de la position où Dieu vous met?

Je ne puis vous dire avec quelle profondeur d’affection je suis tout vôtre en Notre-Seigneur.

1. Les archives des P.S.A. ont rangé cette lettre non datée en février 1871. Cependant ce qui est dit dans la *Lettre* 4358, à propos d’un éventuel mariage d’Amélie et de l’attitude de Juliette, nous porte à voir dans la lettre de Mme Doumet à laquelle répond ici le P. d’Alzon, celle qu’il vient de recevoir d’elle quand il écrit à Mère Marie-Eugénie le 19 juillet. 2. Il y avait un an presque jour pour jour que Soeur Marie-Catherine Combié était décédée.