DERAEDT, Lettres, vol.9 , p. 208

Votre écriture me fait plaisir – A Nîmes pour Noël – Pastilles.

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DERAEDT, Lettres, vol.9 , p. 208
Cop.ms. de la destinataire ACR, AO 15; D’A., T.D.39, n.49, pp.226-227. Les points de suspension sont dans la copie.

Le Vigan, 14 novembre 1871.
14 nov 1871
Le Vigan

A la meilleure des filles,

Je reçois votre paquet et je vous en remercie. Je suis surpris de n’y pas trouver de lettre. Quand vous êtes sage, si vous saviez comme votre écriture me fait plaisir! Je vais vous dire un secret. J’avais pensé rester ici jusqu’au jour de l’an, mais en parlant deux fois par jour, il est possible que je sois à Nîmes l’avant-veille de Noël. Gardez cela pour vous et ne soufflez mot, jusqu’à ce que d’autres en parlent. Je n’ai rien décidé, je n’en ai rien dit ou écrit sinon au P. Hippolyte…

Quant à vous, si vous n’êtes pas convertie quand je reviendrai, je vous renonce pour ma fille. Quant aux pastilles, figurez-vous que je n’y ai pas encore touché. Cela vous étonne, mais c’est ainsi. Je n’en sens pas le besoin. Mon estomac, qui me faisait tant souffrir depuis quelque temps, est en trop bon état pour que je change ses habitudes pour le quart d’heure. Si je désire quelque chose, je vous l’écrirai.

Préparez-vous à faire naître Notre-Seigneur en vous et à lui donner un coeur purifié et plein d’amour.

Adieu, ma chère fille. Croyez à ma plus tendre affection. Mille fois vôtre en Notre-Seigneur.