Cher ami,
La supérieure générale m’écrit pour me conjurer de vous envoyer au Vigan. Je n’ose vous empêcher d’aller à Paris. A condition que vous ne direz pas un mot à la Salette, vous y guiderez le P. V[incent] de P[aul]. Vous n’y parlerez pas, je le défends, et je défends absolument toute parole en public(1).
J’offre au P. V[incent] de P[aul] P. Laurent ou P. Alexis pour le Congrès. P. Jules n’a pas dit la messe depuis dimanche. Il est ici, parce qu’il ne sait où aller. Si je sais quelque chose avant de fermer ma lettre, je vous l’écrirai.
On compte [sur] 10.000 hommes pour le 17 à Rochefort. Nîmes se rendra à la Salette pour le 17. Moi je reste pour la procession de l’Assomption. J’envoie nos deux plus anciens novices à Arras(2). Quelque temps passé là les formera, je l’espère. Je reprends Fr. Jean-François pour le faire ordonner prêtre.
Père Jules, sur une lettre de coeur du P. Hippolyte(3), va venir me demander de refaire son noviciat au Vigan. Je le lui accorderai.
Adieu. Tout à vous.
E.D’ALZON.
Je vous conjure de rester aux Eaux-Bonnes le plus possible.

