Cher ami,
Seriez-vous assez bon pour faire expédier à M. Octave Viviez, à Nîmes, place de la Culade, le compte-rendu du Congrès de Poitiers, de Nantes, s’il a paru, et la collection de la Revue des associations catholiques? Voilà un abonné perpétuel.
Gaston Barnouin ira d’ici à peu à Paris. Pourrait-on lui procurer du travail chez M. Aubry ou ailleurs? C’est un caractère un peu quinteux, mais un franc et loyal garçon, d’une probité de race, assez rompu aux mathématiques, ne sortant jamais, ne buvant pas, ne fumant pas, n’allant ni au café ni au théâtre. J’avais pensé que si on pouvait lui trouver un recoin dans l’appartement de Notre-Dame de Salut, ce serait une bonne chose. Je ne puis croire qu’il ne revienne pas un jour à la vie religieuse, pourvu qu’on ne lui en parle pas.
Adieu. et tout vôtre.
Le P. Picard restera-t-il à Paris ou cèdera-t-il aux instances qu’on lui fait pour l’envoyer dans le Midi(1)? Je compte être chez vous au plus tard le 26 février, à moins de révolution. Tuissimus.

