Bien cher ami,
Je vous dois une longue réponse, mais avant je tiens à vous dire:
1° que j’approuve l’idée du collège de Philippopoli(1);
2° que je crois dès lors devoir ajourner la ferme agricole à Andrinople; elle n’aurait plus de but;
3° que l’évêque de Tinos, Mgr Marango, me propose un séminaire en Grèce. Je lui réponds qu’il aura le P. Pierre dans deux ans, pas avant; que j’accepte quatre ou cinq enfants dans nos alumnats pour en faire des prêtres ou des religieux. Si M. de Vogüé(2) vous payait votre voyage à Tinos, vous pourriez aller voir Mgr Marango, nommé délégué apostolique pour la partie de la Grèce qui n’a pas d’évêque. Un séminaire en Grèce et un à Philippopoli, serait-ce trop? P. Athanase à Philippopoli, P. Pierre en Grèce, qu’en dites-vous? Si le ministère dure, il est possible que nous ayons des secours en argent;
4° que le P. Picard m’écrit sans détail que les affaires de la Congrégation sont au mieux à Rome, celles d’Andrinople en particulier. Le P. Picard me l’écrit sans détails, après une conversation avec Aloisi(3), le nouveau secrétaire pour l’Orient;
5° que le Pape bénit spécialement les religieux et religieuses de l’Assomption, et en particulier les alumnats.
Adieu, bien cher ami. Tout et tendrement à vous.

