Pardonnez-moi, Madame, de ne vous avoir pas répondu. J’étais au lit, quand votre lettre m’est arrivée, et, de plusieurs jours, j’ai été incapable de la lire. Je suis parti au plus vite, je me suis mis en retraite, j’ai prié la Sainte Vierge pour vous, mais on me dit que Mme votre mère est indisposée, et je n’ai pas encore récité mon Te Deum(1) que je viens vous prier de me donner de ses nouvelles à Nîmes, où je serai jeudi soir, avant le pèlerinage(2). Un mot seulement pour me rassurer, car je ne puis vous dire combien tout ce qui vous touche retentit dans mon coeur. Je vais bien prier pour vous, les vôtres, mais très spécialement pour Mme de la Chadenède, afin que Dieu vous la conserve longtemps, si c’est sa volonté.
Veuillez croire, Madame, à mon plus respectueux attachement.

