Périer-Muzet, Lettres, Tome XV, p. 288

Le P. d’Alzon dit son intention de s’opposer à l’exclaustration du P. Jourdan.

M. Ernest Jourdan (2) n’a absolument aucun motif canonique de quitter la Congrégation de l’Assomption à laquelle il a appartenu, sinon que je le retire d’Alais après que Mgr Plantier m’avait, dans les derniers jours de sa vie, supplié de l’en faire partir. M. Jourdan a, malgré mes défenses réitérées, aidé ses frères dans le commerce des graines de vers à soie. Il faisait chaque année environ 3.000 francs de dettes, dettes que je [défrayais ?] (elles montent à 2.000 francs) bien qu’il m’eût promis que je n’aurais plus à m’occuper de sa situation matérielle.

C’est un cœur excellent, un homme de bonnes mœurs, jamais je n’ai eu un soupçon sur sa conduite, mais c’est une pauvre tête.

Je crois que si l’autorisation qu’il demande lui est refusée, il revien- dra à de meilleurs sentiments. Dans tous les cas, je mets l’opposition la plus formelle à ce qu’il soit incorporé au diocèse de Nîmes auquel il n’a jamais appartenu (3).