DERAEDT, Lettres, vol.11 , p. 112

Cohabitation et commensalité – Une main jeune, ferme et romaine.

DR11_112
5313
DERAEDT, Lettres, vol.11 , p. 112
Orig.ms. ACR, AL 65; D’A., T.D.34, n.64, pp.191-192.

Nîmes, le 4 juin 1875.
4 jun 1875
Nîmes
Evêché|de Nîmes

Cher ami,

Je vous ai télégraphié quelques mots. Si Wallon a lu avant vous, tant mieux! Depuis, c’est-à-dire ce soir, à 7 heures, les curés ont signifié à leurs vicaires d’aller loger et manger où ils voudraient, mais pas au presbytère. Les chanoines poussent les vicaires à résister aux curés. Il faut absolument une main jeune, ferme et romaine. Encore une fois, je ne vois que Gervais. Le candidat de Decazes n’est pas mauvais. Le P. Laurent a prêché un carême chez lui; c’est un bon prêtre, mais [il] n’est pas de taille à tenir tête à nos gens. Gervais, selon le P. Laurent, comme valeur est cent piques au-dessus. Guyol, en face de ce qui se passe, est impossible, à cause de l’opposition qu’il a faite à son évêque, mais que nos gens ne manqueraient pas de lui reprocher. Gervais, que je sache, n’est pas au nombre des solliciteurs indiqués par Falcoz, précepteur chez Decazes. Donc donnez-nous Gervais.

Adieu. Boyer exclut Besson, qui ne m’a rien répondu(1).

Tout vôtre.

1. Le jour même d’Amiens, l’abbé Besson répond au P. d’Alzon, dont de Besançon on lui a fait suivre la lettre (v. *Lettre* 5317 et n.). Copie de cette réponse se trouve aux Archives du Vatican avec d’autres documents qui intéressent la succession de Mgr Plantier et dont nous devons la copie à l’obligeance de M. l’abbé D. Moulinet (Fonds de la Secrétairerie d’Etat, 1875, n°248, fasc.2, 3 et 4, passim).