Mon cher ami,
J’ai écrit à M. de Tessan et à M. Gareizo. Vous comprenez que ces Messieurs se mettent le doigt dans l’oeil avec leur protestation(1). Le Chapitre de Lyon n’avait pas voulu de M. de Montazet(2) pour chanoine, il l’eut pour archevêque, et, en prenant possession de son siège, il dit aux vénérables: Lapidem quem reprobaverunt aedificantes, hic factus est in caput anguli. Ces pauvres gens se déshonorent. Il faut être très bon pour eux.
Votre lettre n’est pas arrivée, plutôt on part le matin(3). Ecrivez toujours par le courrier du soir. Vous direz à M. Barnouin que je lui ai écrit deux fois et que ce ne sera pas ma faute, si je ne lui écris plus, puisque en pareille circonstance tant de personnes m’ont écrit.
Adieu et tout à vous.
E.D’ALZON.
Dites à M. Gareizo qu’il fasse comprendre aux chanoines que les fureurs de la bourgade tournent contre eux. Les légitimistes exagérés ne peuvent en ce moment être écoutés, puisqu’on a écarté mes trois premiers candidats, en partie parce qu’ils étaient trop légitimistes, surtout M. Gay qui était le candidat de la maréchale.
Faites remettre les lettres ci-jointes.
Lisez, avant de l’envoyer, ma lettre à M. Gareizo et cachetez-la; envoyez-la [tout] de suite.

