DERAEDT, Lettres, vol.11 , p. 375

Je prie sainte Monique de vous éclairer – Dois-je être pour vous l’instrument de la volonté de Dieu ?

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DERAEDT, Lettres, vol.11 , p. 375
Orig.ms. ACR, AP 428; D’A., T.D. 34, n. 75, pp. 118-119.

Nîmes, le 4 mai 1876, fête de sainte Monique.
4 may 1876
Nîmes

Hélas! oui, ma bien chère fille, tout est triste autour de nous; c’est pourquoi il faut lever les yeux au ciel. J’attends de vos nouvelles de chez les Petites-Soeurs du P. Pernet.

On vous offre encore les Oblates; après cela, M. Londès, la Soeur de Saint-Vincent de Paul de votre paroisse, les pauvres ici vous réclament à cors et à cris. Juliette prétend que vos affaires réclament également votre présence(1). Je suis très embarrassé pour vous donner un conseil. Je prie bien sainte Monique de vous éclairer. J’espère qu’elle le fera, mais de votre côté examinez, ma chère fille, si vous avez une bonne inspiration, ou si vous préférez vous placer sous la loi de l’obéissance, en ce sens que vous me demanderez d’être pour vous l’instrument de la volonté de Dieu. J’ai une idée; peut-être la trouverez-vous un peu extraordinaire. En tout cas, prions ensemble, car je vous assure que c’est avec la plus grande affection que je voudrais vous aider à porter votre croix. C’est parce que, malgré vos soubresauts, je vous ai toujours vue une nature obéissante, que je me figure quelquefois que je dois vous prendre désormais par une obéissance plus absolue, alors même que les premiers essais dussent vous être pénibles.

Adieu, ma fille, et bien tout vôtre en Notre-Seigneur.

E.D’ALZON.

Madame Doumet née Combié.

1. L’abbé Londès, curé de Sainte-Perpétue à Nîmes; Juliette Combié, soeur de Mme Doumet.