DERAEDT, Lettres, vol.11 , p. 379

Je suis heureux de donner aux Petites-Soeurs de l’Assomption une de mes filles les plus aimées.

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DERAEDT, Lettres, vol.11 , p. 379
Orig.ms. ACR, AP 429; D’A., T.D. 34, n. 76, p. 119.

Nîmes, 15 mai [18]76.
15 may 1876
Nîmes

Ma bien chère fille,

Je ne puis qu’applaudir à votre généreuse résolution. Marchez dans la voie où Dieu vous appelle, servez Notre-Seigneur dans les pauvres, fortement, énergiquement. Votre soeur Juliette croyait que vous étiez nécessaire ici pour les affaires de vos enfants; vous les faites mille et mille fois mieux en faisant les affaires de Dieu. Je suis heureux de donner aux Petites-Soeurs de l’Assomption une de mes filles les plus aimées. J’ai la prétention de leur faire un vrai cadeau. Courage! Jetez-vous tout entière dans les bras de votre époux et soyez à lui en toute perfection(1).

Adieu, ma bien chère fille. Je vous bénis du fond du coeur et suis très paternellement vôtre en Notre-Seigneur.

1. Quelques jours auparavant le P. Bailly avait écrit : « Soeur Marie-Catherine serait bien étonnée, je ne veux pas dire attrapée, si le bon Dieu ne mettait entre elle et sa mère que le Pont de Grenelle » (Amélie Doumet, Sr Marie-Catherine R.A, appartient au couvent d’Auteuil). Il avait dit aussi : « Contre mon attente, je crois que Madame Doumet fera une bonne Petite-Soeur de l’Assomption » (11 mai).