Ma bien chère fille,
Merci de vos souhaits! Je vous les rends pour l’année 1877, du bien fond du coeur. Permettez-moi de ne pas revenir sur certaines petites misères entre Mgr de Cabrières et vous. Qui a tort, qui a raison? C’est peut-être moi, qui ai trop ou pas assez parlé. Le fait est que Mgr aime tendrement l’Assomption et souffre de ne pas y être toujours considéré comme un ami. Mais qu’il ait ses défauts, j’en ai assez, pour ma part, pour tolérer ceux des autres, et c’est ce qui en vieillissant me porte à être aussi miséricordieux que possible, afin qu’on le soit envers moi.
Je ne sais quand je vous verrai. J’ai obtenu de l’évêque de Nîmes qu’il n’allât pas à Rome en janvier. Mais alors quand ira-t-il? Et jusqu’à Pâques je suis bien pris. Enfin, j’aime à pratiquer l’obéissance à la Providence en ignorant ce que je ferai.
Bien vôtre, ma fille, en N.-S.

