Cher ami,
Je suis ravi de ce que vous me dites du P. Picard. Si l’Exposition et la révolution ne s’y opposent pas, j’irai volontiers à Paris pour une réunion générale. J’approuve l’emprunt, qui ne sera qu’un déplacement, je l’espère.
Je vous recommande de vous tenir très loin des cancans de Beaucaire et de Saint-Stanislas(1). Nous ne pouvons rien et le silence le plus absolu est le meilleur. Tout cela est excellent pour l’évêque, qui verra qu’il faut s’y prendre autrement. A sa place, je laisserais partir. Vous ne prendriez personne des fuyards, mais il y aurait une épuration nécessaire. Mais il faudrait que certains exemples fussent donnés d’en haut, ce qui n’aura peut-être pas lieu de si tôt.
Rapatriez Livadari(2), dès que vous le pourrez, mais mettez toutes les formes avec Mgr Marango.
Adieu, bien cher ami. Tout vôtre en N.-S.

