Ma chère fille,
Le P. Picard a la mémoire bien courte, s’il a oublié toutes les fois que je lui ai parlé d’un secrétaire et où j’ai discuté trois sujets, auxquels je songeais. Il y a plus. Si j’ai cessé mes prônes sur le dimanche dans le Pèlerin, c’est après avoir prévenu le P. Vincent de Paul que je suspendrais, si un secrétaire ne m’était pas donné(1); il m’a proposé de prendre un petit garçon, comme il le fait lui-même. J’attends la fin des cours, puis je parlerai en supérieur, moins en père, puisque le père n’est plus écouté.
Je pars jeudi pour Le Vigan. Je fais demander si Mgr Terris doit venir. S’il vient, parler vaudra mieux; sinon, je lui écrirai. Je vais mieux, mais j’ai besoin d’aide et de repos. Je vais faire ma retraite au Vigan. Priez pour ma conversion.
Adieu, ma fille. Bien vôtre en Notre-Seigneur.

