Ma chère fille,
Je regrette plus que je ne puis le dire mon voyage manqué, mais je suis assez souffrant pour garder presque tout le jour le coin de mon feu. J’ai su que votre fille(1) avait passé par Tarascon sans s’arrêter. Quant à Emile, tout le monde m’en fait l’éloge.
Je voudrais bien vous voir à l’oeuvre, mais mon voyage est retardé de quelques mois. D’ici à ce que je vous voie, devenez entièrement maîtresse de vous, et donnez à Dieu tout ce qui, dans votre nature, n’est pas assez surnaturel.
Adieu, chère fille. Bien vôtre en Notre-Seigneur.

