Monsieur et cher abbé,
Je suis heureux de vous offrir l’hospitalité à Nîmes sur-le-champ. Si, plus tard, il vous faut Cannes ou Nice, nous chercherons de vous y envoyer. Vous aurez ici le couvert, une cellule, comme à Paris. Vous pourrez, si vous le voulez, donner quelques leçons; si vous désirez en avoir de rétribuées, on vous en cherchera dans la ville. Ainsi arrivez au plut tôt. J’ai connu des Anglais, à qui Nîmes a fait le plus grand bien. Nice, quoique plus chaud, a eu de très grands froids, cette année. Enfin, venez toujours, puis nous vous caserons le plus convenablement possible, si l’hospitalité que je vous offre avec bonheur ne suffit pas à votre santé.
Veuillez agréer, Monsieur l’abbé, l’expression de mon dévouement et de mon affection.
E.D’ALZON
des Augustins de l’Assomption.
Oserai-je vous prier d’offrir mes hommages au nonce Mgr Mazella, que j’ai eu l’honneur de connaître à Paris et à Rome(1)?

