DERAEDT, Lettres, vol.12 p. 290

Boutures de rosiers – La mort de Thérèse-Eugénie – Amédée a été furieux contre moi.

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DERAEDT, Lettres, vol.12 p. 290
Orig.ms. ACR, AL 307; D’A., T.D. 36, n. 20, pp. 52-53.

Nîmes, le 9 [janvier] 1878(1).
9 jan 1878
Nîmes
Evêché|de Nîmes

Ma chère fille,

Je viens vous demander mes étrennes: pourriez-vous me procurer deux paquets de boutures de rosiers, et me les faire envoyer à l’époque convenable pour les planter? Cela dit, je vous parlerai de la petite Thérèse-Eugénie que vous venez de perdre. Elle est partie dans d’admirables dispositions. Je ne sais, mais j’ai peur qu’elle ne soit pas seule à aller au ciel. Quoi qu’il en soit, on meurt très bien au prieuré.

Amédée a été furieux contre moi. A présent, on me dit qu’il se calme. J’en doute un peu. L’essentiel est qu’il va mieux. Il faut beaucoup prier et faire prier dans les si graves circonstances, où nous nous trouvons.

Adieu, ma fille. Bien vôtre en N.-S.

1. Le P. d’Alzon a daté cette lettre du 9 *décembre* 1878. Il s’est trompé de mois comme l’évocation de la mort de Soeur Thérèse-Eugénie permet de l’affirmer.