Cher ami,
Je me prépare à aller à Paris en prenant quelques jours de repos. Si le général des Augustins arrive, envoyez-moi un télégramme pour que mon départ ne soit pas retardé. A dire vrai, je partirai avec terreur, car je suis très fatigué. Vous ne m’aviez pas dit que le P. Belgrano, Augustin, confesseur de l’ex-impératrice d’Autriche(1), poussait le général à l’union avec nous. Ils voudraient un noviciat en France. Or je puis leur offrir la maison du Vigan, puisque de toutes parts on me pousse à mettre l’alumnat à Montpellier.
Adieu. A bientôt, si j’en ai la force, car à certaines heures je suis anéanti. Totus tibi.

