Mon cher ami,
Merci de votre télégramme, que j’ai reçu hier soir au lit. Je ne pense pas que cela veuille dire qu’on nous laissera tranquilles, mais seulement que l’on nous tiendra en suspens(1) -ce qui est tout autre chose,- afin de nous étrangler en temps convenable aux étrangleurs. Que c’est touchant!
La dernière ligne de ce que je vous envoie peut être supprimée. Mais si je comprends qu’au milieu de vos angoisses vous ne pouvez être exact, ne trouvez pas mauvais que votre lenteur, involontaire sans doute, nous rende inexacts aussi. Le faisceau de la rédaction se trouve rompu. Il faut de bien grands efforts pour le renouer.
Adieu, cher ami. Bien vôtre du fond du coeur.
E. D’ALZON.
Ici on s’attend à des provocations de la part des protestants. Louez Blanchard de sa démission.

