Mon cher ami,
Me voilà ici avec un temps superbe. J’ai trouvé une voiture; seulement, à cause des détours, on met un peu plus de temps qu’à pied. J’ai salué Saint-Alexandre(1) en l’honneur du P. Laurent. P. Athanase est ici, arrivé quarante-huit heures avant moi(2). Je l’ai vu au choeur. Je crois qu’on en essaiera, ce qui me va assez. Depuis mai, Valbonne a reçu les plus merveilleuses améliorations. Demain, mercredi, M. Barnouin sera attendu à la gare, à 2 h 1/2.
J’ai mangé hier comme un ogre. Vive le maigre! L’air et l’eau sont si admirables à Valbonne. Si M. Barnouin venait, priez-le de me porter une paire de bas; ceux que j’ai sont percés. Si vous pouviez prendre, dans la bibliothèque de ma chambre, la pars autumnalis de mon bréviaire in-12 et la lui remettre, vous seriez bien aimable. J’ai oublié aussi une paire de ciseaux de mon nécessaire. Il se trouve dans une trousse noire, sur l’armoire qui est à côté de la boîte à thé. Henry les trouvera.
Adieu et totus tibi.

