Je suis désolé. Madame, d’avoir reçu votre lettre trop tard. Je suis arrivé de Ste Foy où votre lettre ne m’a été remise que vers 2 heures, aussi- tôt que je l’ai pu. J’arrivai hier vers sept heures du soir. Le train qui me porta à Lyon va me conduire à Paris. Je ne prévois guère pouvoir vous of- frir mes hommages qu’à mon retour. Mais si je sais l’époque où Pierre doit traverser Nîmes, je serai très heureux de l’y voir. Ce qu’est une retraite, je suppose qu’il ne s’en doute guère, mais j’ai eu l’honneur de vous dire que rien ne sera plus facile que de lui fournir les moyens de se recueillir dans un lieu un peu moins brûlant que Nîmes au mois d’août ou de juillet. Veuillez, Madame, prier à plusieurs intentions qui me préoccupent bien afin que je discerne surtout ce que Dieu veut de moi.
Je voulais vous parler de notre Oblate Sr Cécile. Nous en sommes très contents. Je crois qu’elle fera une très bonne religieuse. Seulement elle vient de passer vingt jours au lit avec un érésypèle (1). Au reste elle va bien à présent.
Veuillez agréer. Madame l’hommage de mes plus respectueux sentiments.

