Vailhé, LETTRES, vol.3, p.351

Ses inquiétudes au sujet du danger qui les menaçait.

V3-351
0+577|DLXXVII
Vailhé, LETTRES, vol.3, p.351

le 28 juin 1848.
28 jun 1848
Nîmes,

Ma chère fille,

Je veux vous dire toute l’inquiétude que j’ai éprouvée pour vous, tandis que j’étais dans mon lit et que je vous savais exposée au milieu de cette affreuse lutte qui a duré si longtemps. Que Dieu vous préserve d’autres assauts pareils! Je vous remercie des détails que vous me donnez; il nous en vient de tous les côtés. Ils sont moins douloureux pour nous, parce que le télégraphe, en nous apprenant l’issue du combat, nous rassure sur les diverses phases dont le détail nous arrive successivement. Ici, nous étions menacés; on s’attendait à une émeute et les républicains rouges l’avaient annoncée.

Je vous quitte. Je vais mieux, mais je suis très faible. Adieu.

1. D’après une copie. Voir *Notes et Documents*, t. IV, p. 420.