Mademoiselle,[1]
Depuis quelques jours je cherche un moment pour vous tenir ma promesse et je n’en trouve pas. Je veux pourtant ne pas retarder davantage. Madame la Supérieure de l’Assomption me charge de vous dire qu’elle a à votre disposition deux petits appartements; vous choisirez vous-même quand vous serez ici. Je désirerais bien vous y voir installée avant mon départ qui aura lieu le 16 mars.
J’attends une lettre de vous, où vous me direz quelque chose de ce que deviennent les espérances de M. Ch[avet].[2] Veuillez croire, Mademoiselle, que ce n’est point une vaine formule quand je vous assure que tout ce qui vous touche m’intéresse au plus haut degré, et que ce sera toujours un bonheur pour moi de vous le prouver. Veuillez aussi recevoir l’expression de mes sentiments les plus paternels et les plus respectueux.

