Ma chère fille,
Je crois que le parti le plus simple, c’est de laisser faire M. de Ségur, supposé que M. G[ay] veuille lui parler. Je dois remettre une note à M. Baragnon, qui veut voir l’empereur. L’affaire de la vente de notre maison paraît marcher. Mais quand sera-t-elle conclue?
Si je vais aux eaux, ce sera à Lamalou, près de Lodève; c’est aussi bon que Vichy et plus près. Du reste, je vais étonnamment mieux, sauf les misères d’entrailles. Envoyez les enfants et leur mère. Si je puis venir, ce sera vers le 20 juillet ou le 20 août. A présent, ce serait un scandale, à cause de l’état de l’évêque que nous allons administrer. Croyez qu’il me tarde de vous revoir. Il me semble que je suis un peu moins mauvais et que je sers Dieu un peu plus sérieusement. Je vais vous envoyer, par M. Baragnon, un petit fragment d’os de sainte Catherine de Sienne, que je vous prie de faire authentiquer. Je n’ai pas de reliquaire, mais Mgr Sibour vous authentiquera sur la vue de notre cachet de maison.
Adieu, ma fille. Tout à vous en Notre-Seigneur.
Mlle de Régis et Mlles Combié commencent une règle un peu plus sévère que le T[iers]-O[rdre], afin de se préparer à l’Ordre[1].

