Merci, ma chère fille, de votre bonne lettre. Je ne veux céder à personne le plaisir de vous répondre; seulement je le ferai en peu de mots, parce que je ne suis pas très fort. Il faut bien consentir au départ de la bonne Soeur M.- Gérard(1), puisque notre Mère le désire, et puis j’ai l’espoir de la retrouver bientôt à Paris, si mon médecin me permet d’y aller.
Je donne à Soeur M.-Aloysia la permission de laver les linges sacrés. J’aurais bien voulu connaître les noms des élèves de Saint-Maur qui se sont présentées. J’accorde avec un grand bonheur l’autorisation d’admettre Mlle Pagézy(2). Je pensais à elle depuis longtemps.
M. l’abbé Azaïs(3) doit être très bien reçu. Il a un bon esprit et en le traitant sérieusement et bonnement on peut en tirer parti. Je tiens peu au jeune de Sarrazin. Mille choses tendres et aimables à toutes nos filles. Ah! que le bon Dieu me joue un vilain tour en me tenant loin d’elles et de vous!
Adieu, ma chère fille. Croyez-moi bien paternellement tout vôtre en Notre-Seigneur.

