Touveneraud, LETTRES, Tome 2, p.457

Commissions restées sans réponse. -Il organise à Nîmes le noviciat. -Il faut préparer les matières du Chapitre général.

T2-457
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Touveneraud, LETTRES, Tome 2, p.457
Orig.ms. ACR, AE 50; D’A., T.D. 25, n.51, pp.47-48.

le 30 mai [18]58.
30 may 1858
Nîmes
Evêché de Nîmes

Cher ami(1),

Ou mes lettres se perdent, ou vous n’y répondez pas, ou la poste garde vos réponses. Vous ne m’avez pas accusé réception de 500 francs, que je vous ai envoyés soit par Plantavit, soit par M. de Régis. Vous ne m’avez pas fait savoir si je faisais bien d’envoyer M. Martin, curé de Ferney, à Rome pour l’oeuvre de Saint-François de Sales. Tâchez de vous mieux acquitter de la commission suivante: Envoyez-moi, pour les Religieuses de l’Assomption à Nîmes, une affiliation à l’archiconfrérie établie à Saint-Thomas d’Aquin pour l’oeuvre du Saint-Sacrement et des tabernacles.

Je ne vous parle pas de l’affaire de Rethel. J’organise ici le noviciat. Dans ce cas, il faudra nous renvoyer la patrologie; vous garderez le reste. Si la supérieure veut un Saint Grégoire le Grand, édition de Paris, je puis le lui offrir. Dites-le-lui; je le ferai porter au prieuré. Pour le noviciat, j’appellerai [le] Fr. Raphaël et [le] Fr. Vincent. A moins que nous n’ayons de l’argent pour aller à Rome, nous les garderons ici et nous les ferons étudier sous le P. Galabert, qui ayant sur eux cinq ou six ans d’avance pourra bien les former.

Si M. Ménard n’est pas un sujet suffisant, nous le remercierons. Je crois avoir trouvé de l’argent pour l’entretien de la communauté. Je voudrais bien que l’on préparât les matières pour le Chapitre général, que nous tiendrons du 15 août au 8 septembre(2). Rappelez cela au P. Brun et aux autres. Dites à Cusse que je voudrais bien qu’il m’envoyât le cérémonial, s’il l’a terminé.

Adieu. Je vous embrasse de tout coeur.

1. Si le P. Picard est bien le destinataire de cette lettre, elle concerne en partie le P. Saugrain. C’est à celui-ci que les commissions, dont il est question ici, ont été confiées, et lui-même s’excusera, par une lettre adressée au P. d’Alzon et datée du 2 juin, de n’avoir pas répondu et s’engagera à faire la nouvelle commission, qui est ici demandée, auprès de l’archiconfrérie de Saint-Thomas d’Aquin. 2. Les religieux de Paris signifieront au P. d’Alzon que cette date est trop tardive, surtout dans la perspective de la fondation de Rethel et de la vente de Clichy qu’on croit imminente.