Ma chère fille,
Je n’ai su que trop tard que le Fr. François était à Auteuil(1). Il voulait absolument se séparer de nous, s’il fût resté a Clichy; mais si j’eusse cru qu’il vous était utile, je vous l’aurais laissé. Je n’écris pas à Nathalie, puisqu’elle a dû trouver à Auteuil une lettre de moi.
La maison prend ici une tenue qui m’étonne. Le noviciat va bien, on nous parle d’un second novice. Hier j’ai convoqué(2) toutes les mamans et grand-mamans pour leur proposer une association de prières pour la préservation des enfants innocents et la conversion des enfants gâtés. On dit tous les jours un Souvenez-vous, et la double invocation: saints anges gardiens, priez pour eux; sainte Monique, priez pour eux. Cela a pris à merveille et j’ai été très content de ma réunion. L’abbé Mermillod doit ne pas tenir beaucoup à vous voir en ce moment à Genève(3).
Je suis un peu souffrant, je me ménage et m’arrête.
E. D’ALZON.
Je vais un peu moins au prieuré, j’en ai du remords, mais je suis beaucoup avec mes novices ou à me reposer.

