Cher ami,
Vos épreuves me réjouissent. Vous savez ce que c’est que le pouvoir, et les obstacles que l’on rencontre. Vous faites des expériences; tant mieux! Vous saurez quelles sont les conséquences de certains actes et vous serez plus indulgent envers les autres, qui étaient à votre place et que vous avez quelquefois jugés avec la raideur de votre caractère. Quant à l’affaire en elle-même, vous me semblez l’avoir bien menée. Si l’on se plaint à l’archevêché, écrivez directement au cardinal(1).
Vous êtes bien pour q[uel]q[ue] chose dans les idées de Cusse; Pernet, par son manque de soins d’autres fois, y est pour beaucoup. J’en charge sa conscience. Du reste, il paraît se calmer. Des deux surveillants, si l’un est mathématicien, ne pourrait-on pas décharger Cusse?
Adieu. Courage et en avant!

