[…] Un jour, ce devait être en 1859, au retour de Lavagnac, le Père s’arrêta chez moi à Montpellier. Il paraissait fatigué, triste, préoccupé.
– Mon enfant, me dit-il, je me suis arrêté ici parce que j’ai une grave affaire à traiter avec Notre-Seigneur. Je vais entrer dans votre chapelle, derrière l’autel. Je n’ai besoin de rien; laissez-moi absolument seul.
[…] Au bout d’une heure et demie, il vint me retrouver. Il était changé. […]
– Ah! mon ami, me dit-il, quel bon Maître nous servons! On a bien raison de l’appeler Bonitas infinita! Si nous comprenions bien ce que nous avons dans le tabernacle, notre vie se passerait aux pieds de Notre-Seigneur! Quel bonheur de pouvoir s’entretenir avec lui, coeur à coeur!

