Je commence, mon cher enfant, par où vous finissez. L’horloge de Clichy, dites-vous, a besoin de l’horloger. Je m’en étais aperçu; mais qu’est-ce que des religieux que j’ai cherché à remonter, comme je l’ai fait cet hiver(2), à qui j’écris sans cesse et qui sans cesse se détraquent? Je vous avoue que, plus que la question d’argent, ce motif me porterait à fermer la maison. Car enfin celle de Nîmes va bien, et je ne puis être dans les deux à la fois. Voilà douze ans que c’est toujours la même chose! Il faut toujours reprendre à nouveau, mais moi-même je finirai par m’y user. Du reste vous auriez bien fait de me dire en quoi les choses n’allaient pas. Chacun se plaint de son voisin. Vous, qui n’êtes le voisin de personne et qui, de plus, êtes mon assistant, tâchez donc de me tenir un peu au courant de ce que vous savez et que vous pouvez me dire(3). Règle générale: vous devez donner raison au P. Laurent, sauf à lui faire des observations en particulier. Je vous assure que je suis en général très content du P. Laurent, sauf qu’il n’est pas assez ferme; mais ce n’est pas de cela que les élèves se plaignent(4).
Merci de ce que vous me dites du P. Caussette(5). Je vais tâcher de lui écrire.
Adieu, mon cher ami. Soignez-vous, mais continuez la conférence(6), alors même qu’elle ne serait pas reconnue. Plus tard nous obtiendrons qu’elle le soit.
Tout vôtre en Notre-Seigneur.

