Ma chère fille,
Je viens de recevoir votre lettre et je vous remercie de me communiquer la lettre de Soeur Fr[ançoise]-Eug[énie](2). Elle me semble un peu ennuyée, ces jours-ci. Je crois, en effet, que M. de C[abrières] ne demande pas mieux que de rester, si on le presse; mais ce qui me chagrine le plus, c’est son père qui pèse énormément sur lui. L’arrangement que vous proposez me semble très bon pour les confessions(3). Toutefois il y aura à voir pour les vacances, époque où M. de C[abrières] et moi sommes absents. Vous ai-je dit que M. de C[abrières] avait prié Monseigneur de me dire qu’il désirait se retirer, et que Monseigneur l’avait refusé sous je ne sais quel prétexte, et au fond, m’a-t-il avoué, parce qu’il ne sait qu’en faire pour le moment. Quant aux récréations des Soeurs, quelque plaisir que j’aie à leur donner cette marque d’intérêt, comme il faut me gêner pour y aller, soyez sûre qu’il sera facile de tout arranger sur ce chapitre(4).
Priez donc pour que nous ayons des sujets. La santé du P. Hip[polyte] m’inquiète bien, et il me tarde fort d’être aux vacances. Vous ai-je dit que je compte être à Paris vers le 6 ou 8 du mois d’août. Je n’ai pas le temps d’être plus long; je vous laisse, ma fille. Le P. Laurent est très bien disposé, soutenez-le et rapprochez-le du P. Picard.
Encore une fois tout vôtre.

