Merci, mon cher ami, de la parfaite exactitude, avec laquelle vous voulez bien me renseigner. Mais je vais vous faire quelques questions. Je comprends très bien que M. Laurent ait besoin d’un peu plus de terrain, mais je ne comprends pas que nous puissions songer à le lui céder. Au contraire, il me semble qu’il serait très utile de traiter avec M. Leroux, s’il y avait moyen, et avec M. Jackson. Quant aux passages, je n’y vois aucune autre utilité que d’amener à jubé les propriétaires, avec qui on voudrait traiter, M. Jackson par exemple, qui doit avoir tout intérêt à supprimer le passage qui coupe sa propriété. Mais ne vendons pas la peau de l’ours, avant qu’il ne soit par terre. Les dix jours ne sont pas encore écoulés(1).
Prions la Sainte Vierge de nous venir en aide, pour nous faire agir comme il convient à des gens qui ne veulent que le règne de son Fils. Vous avez, n’est- ce pas, remercié très spécialement M. Baudon de ma part. Il conviendra que je lui écrive. Cela se fera un peu plus tard, quand les dix jours seront écoulés. Il me semble que si Madame la supérieure a besoin d’argent pour payer les premiers frais, puisqu’on a obtenu le local pour moins qu’on ne se proposait de le pousser, on pourrait faire une douceur à M. Maës et voir venir, avec l’argent qu’il donnerait. J’ai une foule d’idées, mais il faudrait être sur les lieux, et, pour le quart d’heure, c’est impossible. Dites au P. Picard combien je suis triste de le voir ainsi souffrant(2).
Adieu. En achetant des terrains, pensons toujours que la grande maison est là-haut. Adieu, et tout à vous du fond du coeur.

